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Le docteur Anne TURSZ a présenté ainsi son projet en 2009 :

  • Des données judiciaires et médicales (médecine légale, psychiatrie et psychologie) ont été recueillies sur les morts violentes de nourrissons de moins d’1 an dans trois régions (Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Bretagne).
  • Une équipe pluridisciplinaire (associant la sociologie, l’anthropologie, la pédiatrie, la psychiatrie, l’épidémiologie, la démographie et la santé publique) étudie 150 cas de nourrissons décédés avec pour objectif de :
    • Analyser le contexte humain et social de survenue de ces décès d’enfant ainsi que les trajectoires des auteurs.
    • Dégager les facteurs de risque de mort violente chez les très jeunes enfants.
    • Analyser les collaborations antérieures au décès, puis lors du processus judiciaire, entre les différents secteurs concernés (judiciaire, santé, social) dans une optique de prévention de ces décès (et plus généralement des mauvais traitements) et d’information des professionnels.

Une cohérence avec les objectifs de la fondation, ce projet est une réponse à un besoin de santé de l’enfant et de l’adolescent non ou mal couvert :

  • La maltraitance envers les jeunes enfants est un problème à la fois fortement médiatisé et mal documenté sur le plan scientifique.
  • Le présent projet de recherche trouve ses origines dans les résultats d’une étude épidémiologique, menée par le Cermes/Inserm U 750, sur "les morts suspectes de nourrissons de moins d’1 an". La recherche s’est déroulée en Ile-de-France, Bretagne et Nord-Pas-de-Calais et sur une période de 5 ans (1996-2000).
  • A l’issue de cette étude, il a paru nécessaire de réaliser un approfondissement de certains thèmes en complétant l’abord resté essentiellement statique par d’autres approches de type qualitatif (sciences sociales) et clinique (psychiatrie). L’équipe de recherche a alors centré son intérêt sur les facteurs de risques de survenue de mauvais traitements envers les enfants pour produire des connaissances utiles aux professionnels des acteurs concernés (santé, social, judiciaire et aide à l’enfance) dans leur action de prévention vis-à-vis des familles et des enfants vulnérables face au risque de maltraitance.
  • L’objectif final est de type opérationnel et vise, par la connaissance produite, à permettre d’élaborer des outils de formation et d’information sur un risque majeur, mais encore insuffisamment couvert, de santé du jeune enfant.

Ce projet de recherche a plusieurs objectifs :

  • Médicaux :
    Amélioration du suivi du nourrisson dans une optique de prévention de la maltraitance et, en cas de décès, de la qualité des investigations médicales et expertises médicolégales.
    • Recenser et analyser la qualité des informations disponibles sur les antécédents de santé de l’enfant, celles obtenues lors des investigations médicolégales et lors des expertises psychiatriques et médico-psychologiques des personnes mises en causes.
    • Préciser les facteurs de risques individuels de l’enfant lui-même (prématurité, gémellité, handicap, hospitalisations précoces) et de ses parents (vulnérabilité psychique, antécédents psychiatriques,...)
    • Analyser les collaborations des différents professionnels de santé (médecine libérale, hospitalière et Protection maternelle et infantile (PMI)) avec les services sociaux et judiciaire participant à la protection de l’enfance autour du suivi du nourrisson et, en cas de décès, au cour du processus judiciaire.
  • Sociaux :
    Amélioration du repérage et de l’accompagnement des situations de vulnérabilité.
    • Identifier et analyser les informations recueillies, les collaborations et les interventions conduites, le cas échéant, avant le décès par les différents professionnels du secteur social (service sociaux de secteur, aide sociale à l’enfance) et judiciaire (juge des enfants) vis-à-vis du nourrisson, de sa fratrie et de sa famille.
    • Recenser et analyser les informations recueillies sur l’environnement familial et social de l’enfant pendant la procédure judiciaire, notamment dans les cas où le nourrisson et sa famille n’étaient ni connus, ni suivis par les services sociaux.
    • Identifier les facteurs de risque liés à l’environnement socioéconomique de la famille.
  • Sociétaux :
    Meilleure connaissance par les médias et la population générale des mauvais traitements à enfants, et, plus largement, des difficultés de la parentalité.
    • Proposer aux médias et à la population générale des informations autres que celles issues des "faits divers", notamment en ce qui concerne les facteurs de risque et les caractéristiques des auteurs de mauvais traitement envers les jeunes enfants.
    • Promouvoir, dans une optique de prévention générale, l’information autour de l’établissement des liens enfants-parents et des difficultés de la parentalité, en direction des futurs parents notamment.

Il faut noter que l’étude est encore en cours.

 


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